Cela fait à présent quelques billets où finalement je n’évoque plus mes projets professionnels et tout particulièrement celui occupant près de 70 % de mon temps.
Ni voyez, ou plutôt ni lisez, aucune volonté de ma part de pratiquer un culte du secret ayant pour objectif de voir quelques inconditionnels « early-adopters » faire la queue devant mon bureau à 5h du matin pour obtenir des invitations à en devenir beta-testeurs.
Bien au contraire, j’ai même décidé dernièrement que la version beta ne serait pas privée, mais ouverte à tous.
Vous avez dit social ?
Ce projet est « social » et fonctionne sur une notion de partage d’informations, cela serait un contre sens de le fermer à quelques testeurs.
Son ouverture se fera par contre sans trompette ou roulements de tambours afin de pouvoir mesurer en détail les impacts techniques liés à la montée en charge de l’application.
En effet nous sommes dans un logique exponentielle, pour chaque nouvel utilisateur nous allons devoir collecter et agréger des centaines voir des milliers de petites informations quotidiennes. Cela peut vite avoir un effet boule de neige sur l’architecture des serveurs.
Mais j’ai toujours adoré cela mettre mon nez dans l’architecture des serveurs et vu le nombre important de serveurs dont nous risquons d’avoir besoin, nous nous sommes imposés de partir sur une architecture particulièrement verte. Comme pour une maison il est plus facile de faire ce genre de choix au départ d’un projet.
Je me mets au vert
Nous n’utiliserons donc que des serveurs partagés VPS (Virtual Private Server). Pour résumer, nos serveurs - comme 90 % des serveurs - ne sont vraiment utilisés qu’aux heures de pointe de l’Internet, mais consomment pleinement de l’énergie 24 h sur 24. Nos ressources inutilisées sont disponibles pour d’autres clients partagent les mêmes serveurs.
Cela permet ainsi de minimiser les kilowatts consommés, de minimiser les serveurs physiques et donc les composants électroniques, etc.
Dans le même état d’esprit nous louons des bureaux dans un centre d’affaires et mutualisons avec d’autres entreprises les lignes Internet haut débit, nos salles de réunions, le prestataire du ménage, un espace détente, café et cuisine, l’accueil des visiteurs, l’accueil téléphonique et le photocopieur… ces deux derniers étant remplacés par Skype et le PDF nous concernant ;-)
Je ne parle pas là forcément d’économies financières, mais d‘économies de ressources - naturelles ou physiques - avant tout.
Comme souvent malheureusement « le vert » c’est souvent plus cher, mais j’ai du mal à ne pas imaginer le mettre en place. Je suis conscient que tout ceci ne représente qu’une micro goute dans la sauvegarde environnementale. Je peux partager mon retour d’expérience et j’espère que peu à peu ces goutes formeront un petit filet d‘eau.
Nous mettrons en place d’autres gestes verts, comme une ou plusieurs journées de télétravail par semaine pour les membres de l’équipe afin de limiter l’usage des transports et d'ainsi pouvoir réduire la superficie nécessaire des bureaux. Nous rachèterons également l’équivalent en énergie verte pour toute énergie non renouvelable consommée.
Et donc ?
Alors oui je suis en retard, mais non je ne roule pas les pouces ;-)
J’ai également beaucoup appris ces derniers temps, notamment sur la gestion de projets externalisés et le pilotage d’un prestataire - à des milliers de kilomètres - pour une partie du développement. Auparavant je développais moi-même ou supervisais les développeurs en interne.
J’ai découvert des outils fabuleux comme BaseCamp de 37 signals et je remercie, depuis 2003, chaque jour Skype d’exister.
Devoir expliquer clairement ses idées, ses remarques, ses instructions à distance, impose de clairement les décrire, de se poser, de prendre du recul sur le projet.
Le temps passe vite, j'ai certainement été un peu trop optimiste sur l'avancement du projet. Cela aurait certainement été bien plus rapide si j'avais eu les développeurs en interne, mais avec un déménagement en cours cela restait compliqué.
Je reste cependant très positif, j'y ai gagné en courbe d'apprentissage. Comme tout gros changement, je suis passé par une phase d'incompréhension et d'assimilation, mais à présent j'ai suffisamment d'expérience pour bien gérer une équipe de développeurs externe ce qui sera un gros plus pour l'avenir.
Vous savez à présent (presque) tout, et il y aura certainement matière à revenir en détail sur plusieurs de ces paragraphes prochainement.
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