Il y a quelques semaines de nombreux médias comme TechCrunch, le Figaro ou encore le Journal du Net publiaient des articles sur le rachat de la majorité du capital du site de vente de chaussure Sarenza par ses dirigeants.
Hélène Supau et Stéphane Treppoz expliquaient alors s’être endettés afin d’assurer l’acquisition des participations d’actionnaires financiers et business angels qui souhaitaient sortir du capital en 2012.
En effet, bien que l’arrivée d’investisseurs soit généralement un moment très agréable, leur sortie ne l’est pas forcément. Dès leur arrivée au capital, ceux-ci négocient souvent des échéances de sortie, comme ce fut le cas pour Sarenza.
Les fondateurs ou dirigeants se doivent alors de leur assurer une liquidité qui passe soit par une revente totale de la société, soit par un rachat de leurs participations.
Quand ces business angels ou fonds ont une partie importante du capital d’une société bien valorisée, cela demande forcément de l’argent frais ou un acquéreur… mais surtout cela peut être source de grande frustration !
La période choisie par les financiers pour revendre leurs participations ne sera pas forcément le moment que les fondateurs, ou dirigeants, jugent le plus opportun. Un fond décidera peut-être de sortir au moment ou le produit est leader en France, alors que les dirigeants pensent qu’il pourrait également devenir rapidement leader en Europe s’ils avaient quelques mois ou années de plus devant eux.
Sauf que pour assurer la liquidité de ces actionnaires financiers ils n’auront pas d’autre choix que d’assurer la vente totale de leur société à leur concurrent germanique par exemple… ce même concurrent qu’ils espéraient mettre à genoux l’année suivante en pénétrant sur son marché.
Je n’ai malheureusement pas de solution miracle. Se passer des actionnaires financiers ? Tout le monde n’a pas les moyens de s’autofinancer durant des années et cela n’est pas forcément raisonnable en terme de dilution de risque si vous en avez vraiment les moyens.
Dès l’entrée de ces investisseurs, il faudra donc vous organiser à leur éventuelle sortie, afin d’avoir d’autres actionnaires prêts à prendre le relais ou banques qui vous suivront, comme ce fut le cas pour Sarenza. Mais dans les deux cas, cela ne pourra être mis en place qu’avec une société saine, équilibrée et en croissance…
Emmanuel
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